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Élargissement et renouveau! Une vision pour le centre-ville montréalais post COVID-19

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Cet article résume des points entendus dans la Présentation et conversation d’experts – L’avenir du centre-ville de Montréal après la COVID-19.

 

Au début de la pandémie de COVID-19, on voyait dans les médias des images d’un centre-ville vacant et sans vie. L’absence des travailleurs et les fermetures obligées de commerces non essentiels ont privé le centre-ville de la vitalité qui l’habite habituellement. Ce contexte a entraîné une inquiétude entourant le futur du centre-ville, concernant ses commerces, ses visiteurs et sa culture. Quels seront les impacts de la COVID-19 sur le centre-ville montréalais?

 

L’écosystème du centre-ville

On peut comprendre le centre-ville montréalais comme un écosystème composé de plusieurs acteurs qui ont une influence et une dépendance entre eux.

Les personnes qu’on retrouve au centre-ville sont les résidents, qui habitent le quartier, les navetteurs, qui y travaillent ou qui y étudient et les visiteurs qui viennent de banlieue, ou qui font du tourisme à Montréal. Les activités ou infrastructures importantes y sont les bureaux abritant les travailleurs, les restaurants, les commerces et la culture ou le tourisme. Tous les types de personnes sont liés aux activités du centre-ville, et les changements dans leurs comportements ont des impacts sur l’écosystème entier. Pour que l’écosystème du centre-ville soit équilibré, on doit compter des visiteurs suffisamment nombreux pour faire vivre les commerces et la culture, qui doit à son tour être assez intéressante pour attirer le tourisme. Les fluctuations dans les comportements ou les infrastructures se traduisent par des tendances pour des périodes données.

 

Les tendances avant la COVID-19

Même avant la COVID-19, des tendances notoires se dessinaient dans l’écosystème du centre-ville montréalais. Celles-ci concernent le travail en bureau, alors qu’on remarque une stagnation, voire un déclin des emplois en centre-ville et une augmentation du travail hybride qui économise de l’espace de bureau. Des changements structurels dans le commerce et le loisir permettent d’expliquer une bonne partie des changements, alors que de plus en plus de services peuvent être complètement numérisés. Enfin, un remarque un nouvel accent mis sur l’expérientiel, et une apparition de centres de commerces et de loisir en banlieue.

 

La COVID : effets sur l’écosystème

Des études révèlent que les emplois où le télétravail a été le plus adopté sont ceux de travailleurs hautement scolarisés, qui travaillent souvent au centre-ville. Les étudiants, très importants dans l’écosystème, ont aussi adopté le télétravail de façon abrupte. Malgré les fatigues remarquées dans les mois les plus récents, une très grande partie de ces travailleurs pensent garder une portion de télétravail, qui constitue une solution économe et efficace, dans leur horaire régulier. Par contre, l’aspect social du travail en personne ainsi que la facilité de communication qu’il permet les incitent à retourner au bureau. Ainsi, on pourrait s’attendre à des horaires avec uniquement deux ou trois jours au bureau pour les travailleurs du centre-ville.

Pour les commerces du centre-ville, cela implique une chute de 10-20% des clients à long terme. Les données concernant le retour du tourisme sont toujours incertaines, mais de hautes attentes sont conservées en ce qui concerne le tourisme d’affaires.

On aura compris que, pour l’instant, la COVID-19 a eu l’effet d’accélérer des tendances déjà présentes dans l’écosystème du centre-ville montréalais. Cependant, alors qu’une baisse de l’occupation du centre-ville par des navetteurs y travaillant peut être inquiétante, il ne faut pas sous-estimer les opportunités présentes au centre-ville dans les prochaines années.

D’abord, l’abandon des tours à bureaux au profit du télétravail représente une opportunité de redonner un espace de création et d’exposition à une relève artistique qui pourra faire briller le centre-ville d’une nouvelle façon. De plus, on propose de profiter de l’achalandage réduit pour établir des changements innovants. Par exemple, la piétonnisation du centre-ville, bien encadrée pour permettre une accessibilité universelle, permettrait de distinguer la ville, et donnerait une expérience nouvelle et sécuritaire à celui qui la visite. Dans la même suite d’idées, un élément qui saura certainement faire briller le centre-ville sera le REM, qui transformera le décor montréalais et offrira une voie très rapide vers le centre-ville.  Ce projet devra absolument être prévu pour permettre un aller-retour pratique, abordable et plaisant pour tous les types de personnes qui alimentent l’écosystème urbain.

De plus, le passage vers un quotidien en télétravail partiel représentera une opportunité pour les quartiers plus en périphérie où on pourra sans doute voir se développer une nouvelle économie. Des choix politiques devront donc s’imposer. La vision de l’écosystème métropolitain devra s’étendre aux quartiers résidentiels et aux banlieues pour assurer la pérennité du centre-ville. Dans un futur où le centre-ville est piéton, le REM doit absolument desservir les banlieues, d’où viennent les navetteurs qui sont essentiels à son équilibre économique. Pour le futur du centre-ville, il faut réfléchir à l’expérience de celui qui le visite, et étendre notre vision de l’écosystème à la périphérie qui le compose.

Dans les années 2010, on a perçu le centre-ville comme un lieu de travail, de consommation et de collecte d’items. Dans les années 2020, on l’envisage plutôt comme un lieu de vie urbaine, vers lequel il est facile et plaisant de se déplacer, pour des activités culturelles, ludiques, académiques ou professionnelles.

 

Cet article a été rédigé par Chloé, conseillère api!

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